La fin du modèle low cost

Il y a quelques semaines encore, la stratégie low cost apparaissait comme un modèle durable. Depuis quelques années, elle ne cessait en effet de se développer pour toucher un nombre croissant de produits ou services, dans des secteurs économiques toujours plus variés. Après l’hôtellerie, le transport aérien, l’automobile, la téléphonie, le transport ferroviaire, le textile, l’alimentaire (avec le modèle du toujours moins cher et du discount) même la bijouterie de luxe de propose aujourd’hui une telle offre. 

Pour les entreprises, le low cost constitue désormais clairement une alternative aux stratégies de différenciation ou de domination par les coûts. 

Contrairement à ce que l’on veut bien nous faire croire, le « low cost » a évidemment pour vocation à réduire la qualité, même si les acteurs « low cost » essayent de toujours améliorer la perception de la qualité pour le client. 

Le « low cost » c’est surtout l’assurance pour le consommateur d’avoir un prix plus bas que les concurrents avec une qualité qui se voudrait similaire. 


Le modèle du toujours moins cher a certes « démocratisé » nombre de produits ou de services, mais il a surtout poussé les consommateurs à acheter toujours plus…et trop, voyager plus… et trop. Mais cela a eu pour conséquences d’entrainer délocalisations, fermetures d’usines, appauvrissement du tissu économique local, malbouffe, pollution… 

Est-ce que cela a du sens de sur consommer, dans le textile par exemple, avec les enseignes « discount » et toujours plus de sites internet, dans l’alimentaire (puisque l’on jette en moyenne 30% de ses achats !), les déplacements en avion sont-ils toujours justifiés ?

Et si le Coronavirus nous ouvrait les yeux sur la fin de ce modèle ? et si nous devenions « consomm-acteur » ? 


De grands changements sont probablement nécessaires, mais commençons à notre petit niveau, par les courses de tous les jours, privilégions les producteurs locaux, les petits commerçants, le bio, les produits de saisons… Découvrons ou redécouvrons la sobriété ! D’ailleurs, avons-nous si mal vécu le fait de ne plus pourvoir courir les magasins durant ces deux derniers mois ? 

Dans nos relations professionnelles, avec nos clients ou nos collaborateurs, au sein de nos TPE et PME, nous avons le pouvoir de replacer le service du client comme seul bien commun de l’entreprise dans lesquelles nous travaillons. 

Privilégions-les relatons humaines, la proximité, le désir de faire grandir nos collaborateurs, pour ceux qui manage et surtout le bons sens ! 


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Nous sommes à votre écoute !